Prise de conscience citoyenne

 

On assiste depuis quelques décennies à une implication nouvelle des citoyens dans le débat sur la science, ses implications éthiques et environnementales.

Auparavant, la science était avant tout affaire de spécialistes. Le scientisme triomphant promettait le bonheur pour tous et les progrès dus aux avancées de la science en attestaient; le doute n’avait pas droit de cité.

La prise de conscience du problème écologique, dans les années 70, période d’émancipation des mentalités et de fertilité des idées, a certainement été l’élément déclencheur de l’émergence de cette volonté de participer a un débat sur les choix de société résultant des avancées de la science.

Ne plus être spectateur passif et subir, mais s’informer et participer, voire s’engager.

Des ONG comme Greenpeace et bien d'autres naissent alors et se positionnent en contre pouvoir.

Le débat s’est instauré de nos jours et on assiste a de multiples rencontres- débat, conférences, colloques ; l’essor d’internet an considérablement accéléré le processus et de nombreux sites viennent enrichir le débat.

L’Etat a, lui-même, instauré un débat public sur les nano technologies dans le cadre du Grenelle de l’environnement.

L'issue de ce débat a montré la difficulté de concilier logique économique et logique de précaution.

 

Cependant, si le débat sociétal élargi a l’ensemble des citoyens apparaît récent, il n’en est pas de même pour le dialogue entre scientifiques, philosophes, artistes et représentants des grandes religions qui lui, existe et a toujours existé, comme l’indiquait Thierry MAGNIN lors d’un forum organisé en 2005 par l’association Sapience sur le thème « Science et défis du XXIeme siècle ».

Il ajoutait : « Il existe de plus en plus fortement aujourd’hui dans des lieux officiels tels que le Comité National Consultatif d’Ethique, l’UNESCO,… »

 

Nous avons essayé, dans cette rubrique, de répertorier les sites proposant cette participation à la réflexion commune.

 

Extrait de wikipedia : Mycle Schneider, nommé dans la directoire de la fondation japonaise Takagi Fund for Citizen Science en 2001, a repris cette définition des sciences citoyennes: « La science citoyenne peut être définie comme l'effort participatif et combiné de recherche, d’analyse et d’éducation publique qui poursuit strictement, comme principe de base, l'objectif de bien-être collectif des générations présentes et futures d’êtres humains sur la planète et de la biosphère.

Le scientifique citoyen, à travers ses capacités particulières de recherche et d’analyse, doit participer à la protection de la société contre des modes de développement qui placent l'intérêt de l'État ou l’intérêt corporatif au-dessus du bénéfice collectif. Le scientifique citoyen est donc un contre-expert par excellence. »